Expertises

  • Design sociétal
    Environnements et écosystèmes relationnels pour faire grandir l'entreprise et ses citoyens et créer la résonnance sociétal des projets
  • Communication intégrée
    Integrated communications planning, feuille de route stratégique, business design, remarketing digital au service du développement de l’entreprise
  • Intelligence visuelle
    stratégie créative, stratégie opérationnelle de communication, visualisation créative, reengineering des usages, intelligence multicanal et management de ressources créatives appliqués au développement de votre entreprise
  • Ergonomie visuelle
    design d'information et design visuel. spécialisé en ergonomie visuelle de site e-commerce. signalétique et navigation. merchandising de contenu. scénographie des écrans

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  • anuhi.lou(at)gmail.com skype : anuhi_lou

Design sociétal : la tasse de café sociétale

Design_societal
Un nouveau concept illustré pour la rubrique glossaire visuel. Le design sociétal. Les gens qui me fréquentent, et je les plains ! vous dirons que je n'ai que ces mots à la bouche : écosystèmes et design sociétal. Mais voilà, comment définir le design sociétal ?

Nous rentrons dans la 4° dimension...

Si on passe un objet à la machine à rayon X sociétal, voilà ce que cela donne (zom zom zom zom, c'est le rayonnement de la machine...). Pour la pédagogie, prenons une tasse de café, genre Starbucks... Mais ça devrait marcher aussi pour un service.

  1. La dimension fonctionnelle : Ce à quoi le produit ou le service doit servir. Contenir la boisson, vendre de la musique, vendre un produit financier...
  2. La dimension expériencielle : L’expérience personnelle et intime vécue lors de la consommation de son café, ou de son service. L'émotion immédiatement générée au delà de la dimension fonctionnelle. (je sais, y’a une faute d'orthographe dans le dessin, j'ai un peu la flême de metttre à jour...)
  3. La dimension culturelle : L'expérience sociale de boire son café. On ne boit pas le même café dans un café parisien et dans un Starbuck... Ni à Milan, on ne le boit pas de la même manière avec des amis proches ou des collègues.
  4. La dimension sociétale : L’expérience globale et personnelle à la fois. Je reprends mon exemple de Starbuck où l'on vous garantie que le café que vous buvez est de commerce équitable. Donc vous buvez égoïstement pour le bien de la planète. Au delà du cliché déculpabilisant, c'est la connection personnelle / globale qui est sociétale. Responsable. De la même manière, vous pouvez rester toute la journée affalé dans votre fauteuil si vous le voulez. Vous êtes responsable. Pas de garçon de café pour vous donner mauvaise conscience.

Le design sociétal

C'est activer dans un service, ou dans la perception produit les valeurs et les leviers qui vous connecte à une globalité, à un tout, qui responsabilise et pas forcément pour sauver un paysan à l'autre bout de la planète. Bon, c'est un peu abstrait tout cela, je publierai un business case un de ces quatre...

Je m'efforce de rendre visible les valeurs sociétales des projets sur lesquels je travaille, car je reste convaincu que c'est la meilleur façon pour une marque d'être pérenne et singulière. On rentre également dans une dynamique gagnant-gagnant entre la marque et ses utilisateurs-citoyens, pour grandir ensemble.

Parcours initiatique de suspect à ambassadeur...

MAP_CF_PARCOURS     

Les points de contacts

Pour vous situer rapidement le contexte, sans citer de marque, car la mission est toujours d'actualité, le projet se situe dans le secteur immobilier. Il s'agit du parcours utilisateurs de primo-accédant, comme on dit dans le métier. C'est la cartographie des points de contacts entre l'utilisateur et les événements déclencheurs et conséquents, tout au long de sa maturité, de suspect, prospect, client et enfin, ambassadeur de marque, statut rêvé de tout annonceur !

Ce qui existe, ce qui n'existe pas encore

Les pastilles bleues sont les événements pour lequel l'annonceur est présent, quelque soit le média : brochure, site web, campagne... Mais c'est évidemment là également que tous les acteurs du secteurs s'expriment également, créant une saturation certaines des messages.

Ce qui est intéressant évidemment, c'est que le schéma nous montre bien qu'il y a de nombreux points de contact potentiel où la marque n'est pas présente...

Inventer le client régulier dans l'immobilier

La vie ne s'arrête pas à l'achat d'un bien immobilier, heureusement ! là également, j'ai intégré la vie après l'acte d'achat, par un bien immobilier, ça s'entretient, ça s'agrandit... Et donc, la marque est toujours légitime pour prendre la parole et accompagner ses clients dans l'exploitation de leur nouveau foyer...

Sur la méthodologie

Bon, évidemment, c'est un peu difficile de vous parler d'un projet sans rentrer dans les détails, mais on voit bien l'intérêt de visualiser le terrain de jeu de la marque, de voir les points de contacts dans le parcours de l'utilisateur pour anticiper ses freins. Il manque encore des données qui me semble essentiel, comme le contexte global du secteur, entre autre.

À la suite du parcours, je peux établie l'écosystème relationnel entre l'utilisateur et la marque, pour servir de support dans le voyage de suspect à ambassadeur de la marque. J'y reviendrai dans un autre billet, mais je vous donne tout de même un aperçu du livrable de l'écosystème :

Eco_immo_det 


Pour chaque point de contact et élément déclencheur qui nous paraît déterminant, une action, représenté par une pastille. Là encore, les pastilles bleues sont les dispositifs existants de la marque... On voit qu'il y a de la marge de progression ;-)

Toute la partie stratégie opérationnelle sera de prioriser les actions et déterminer le meilleur format pour les recevoir : site web, événement, publication, offre spécifiques...

Je détaillerai tout cela éventuellement dans un autre billet. Pour mémoire, vous pouvez trouver ma définition d'écosystème...

Dispositifs / Écosystèmes / Environnements

Ecosysteme-01
J'introduis avec ce premier billet un nouvelle catégorie : le glossaire visuel. J'ai un énorme défaut, j'ai l'impression que les gens comprennent tout ce que je dit ;-) et dans un contexte professionnel, cela peut créer des frustrations et des tensions... Alors que j'ai juste envie d'aller plus vite. Alors voilà le pourquoi du comment du glossaire visuel.

Premier billet du glossaire visuel : Trois mots !

Trois mots que j'utilise souvent dans mon travail : Dispositifs, écosystème digital et environnements relationnels ou culturels (ça dépend du contexte... allez faire du culturel avec des yaourts !)

Beaucoup de marques aujourd’hui ont plusieurs dizaines, et parfois, plusieurs centaines de sites web. Des sites dédiés à des produits, à des cibles, à des usages. Chaque édition d’un nouveau site vient augmenter la visibilité de l’entreprise, vient affiner son image et sa présence.

On est passé de la simple loupiote avec un unique site web (ne parlons pas de Minitel !) à la projection tridimensionnelle en haute définition...

Quelles conséquences, quels impacts, quels nouveaux usages ?

J’ai du mal à dire que je conçois des sites web, ça me paraît extrêmement réducteur. Un site web serait l’équivalent d’un pixel pour un photographe : un tout petit élément qui fait parti d’un tout et qui n’a pas de sens pris isolément.

Mais analysons cette granularité pour suivre l'évolution du dispositif vers l'environnement :

  • Dispositif : le site web
  • Écosystème : un ensemble de dispositifs
  • Environnement :  un ensemble d’écosystèmes

Dispositifs web

Ecosysteme-02
Bon, jusqu'ici rien de spécial : Je définit dispositif comme un ensemble de sites web propriétaires, édités par la marque. Dire "ensemble de site web" me semble trop générique, un site web pouvant être un site plaquette de 4 page comme un site e-commerce de 4000 références... un site pouvant être orienté client comme orienté produit.

Écosystèmes digitaux

 

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Pour faire simple, donc, un écosystème est un ensemble de dispositifs propriétaires et édités par l'annonceur, mais également de dispositifs externes comme des réseaux d'influenceurs, de free hosters comme Youtube, du Wikipedia, du contenu viral, des widgets... du branded content. Le tout formant donc un écosystème digital à l'image de l'entreprise, telle qu'elle veut bien le communiquer.

Environnement relationnel / culturel

Ecosysteme-04
Et bien, on y vient, à l'environnement culturel ! A force de mettre en place moult écosystème pour saturer et exposer les prospects visés, on en perd le sens, l'image globale. L'environnement culturel, c'est redonner un sens, une cohérence globale aux écosytèmes digitaux des marques. Je développerai la notion de design sociétal et la marque culturelle dans un prochain "glossaire visuel"

C'est plus clair ?

L'UX est mort, vive le BUX !

Après l’expérience utilisateur, après la conception orientée utilisateur, le BUX ! Qu'est-ce que BUX ? c'est la synergie du business design + brand strategy + user experience.

Mais pourquoi le BUX ?

La genèse de cette approche est partie de trois constats majeurs :

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La nécessité de créer de nouveaux usages, de nouveaux référents.

Des nouvelles technologies émergent tous les jours, avec des applications pour toute typologie de cible, secteur, objectifs, gratuit ou payant ou contributif. Mais nous sommes (encore un peu) dans le carcans de nos vieux réflexes d’usages. Souvenons-nous des premières voitures qui héritaient de la forme des chariots à chevaux et des premiers postes de télévision en forme de buffet imposant...

Ecosysteme

La nécessité d’être unique, valorisant et facilement lisible

Les entreprises aujourd’hui dispose d’une infinité de canaux d’expression pour toucher ses prospects, ses prescripteurs, ses clients, ses ambassadeurs. Comment s’y retrouver pour garder une cohérence et une lisibilité forte ? Aujourd’hui, même si les annonceurs sont de plus en plus matures sur les médias digitaux, il reste tellement de possibilités que les actions de communications sont souvent sclérosé et n’utilise pas toute l’intelligence des médias choisis et n’est pas non plus synergique pour proposer une lecture globale forte.

Durable

La nécessité de faire du développement durable

Hors le cliché du développement durable tel qu’on l’entend, c’est d’abord une hygiène d’entrepreneur de ne pas sur-investir. Les dispositifs digitaux qui composent leurs environnements relationnels permettent d’être pérenne et flexible pour suivre les évolutions de l’entreprise. Chaque sou investi doit donc venir consolider un tout. L’image globale est nécessaire pour investir exactement ou il faut, comme tout bon joueur de go vous le dira.

Pour agir sur ces constats, ma conviction forte est que nous agir sur la perception de l’utilisateur, les valeurs du produit / service proposé ou la formulation de l’offre et cela de manière indépendante ou complémentaire, c’est souvent sur l’alignement de l’entreprise, de son produit et de son marché que cela pêche pour en faire un service ou un produit à succès. Bon évidemment, il existe aussi des très mauvaises idées et de très mauvais produits qu'on ne peut pas vraiment sauver...

BUX s'appuie donc sur trois leviers complémentaires

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Business design : Pour agir sur l’entreprise et son offre
Avec les livrables suivants : alignement organisationnel / sourcing / management de ressources créatives / remarketing digital / feuille de route stratégique

Brand strategy : Pour agir sur la marque et ses valeurs
Avec les livrables suivants : écosystème digital / territoire de marque / re-positionnement / co-création / ambassadeurs et citoyens de marque / innovation

User experience : Pour agir sur la perception et l’usage du service
Avec les livrables suivants : modèle conceptuel / architecture d’information / macro conception / design de service / nouveaux usages

BUX crée l'espace relationnel pour faire grandir la marque et ses citoyens


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Grâce à ces trois leviers, nous pouvons accompagner l’entreprise dans son développement en supportant le capital investissement, avec les stratégies suivantes :

  • Émerger : explorer tous les possibles pertinents avant de se lancer sur le marché
  • Positionner : investir un territoire de marque
  • Croître : agrandir et consolider le territoire
  • Rentabiliser : réinvestir le territoire de marque
  • Diversifier : décliner l’expertise de la marque
  • Pérenniser : vers la marque mythique...

Bux_invest

Et du coup, on a le meilleur des deux mondes : les flux financiers pour se développer et du sens et des valeurs pour être cohérent.

Et voilà ! Bon, tout ça c’est un peu brut et abscons, je vous accorde que c’est pas une plaquette commerciale, mais je vous assure que ça marche !

Aujourd'hui c'est ce que j'insuffle comme approche stratégique au sein de CrossValue / Nextedia, mais forcément, quand on est pas aux commandes du navire, la cohérence de l'approche n'est pas garantie de bout en bout, mais ils ont l'inconscience de me laisser une certaine marge de liberté... ;-)  ça permet d'affiner la synergie de la méthodologie peu à peu.

Je suis en train de réfléchir à un workshop / séminaire pour le partager en exposant des business cases... ça intéresse quelqu'un ??

Un sous-marin d’un an

Anuhi-avatar

Hello blogosphère ! Cela fait quasiment 1 an que je n’ai plus écrit grand-chose, mais je reviens ! Pour la petite histoire, j’ai intégré depuis quasiment 1 an le groupe Nextedia ou je travaille en tant que directeur conseil engagement ou engagement manager des projets.

Petite digression, Nextedia est historiquement un groupe média, mais il intègre aujourd’hui toutes les expertises nécessaires au développement des entreprises par les leviers digitaux : display, SEM, performance marketing, SEM, influence, événements et partenariats, hotshop créatif et web agency et j’en passe, ouf !

Mais bon, c’est quoi l’engagement exactement ?

C’est toute la partie avant-vente des projets. Je travaille donc essentiellement sur les appels d’offres du groupe pour les qualifier et y répondre. Il s’agit essentiellement d’ouvrir la discussion initiée par le cahier de charge du client : lire entre les lignes pour rendre explicites les enjeux majeurs sous estimés par le client, orchestrer la cohérence de la proposition et s’assurer de la synergie des tous les leviers en œuvre pour atteindre le résultat escompté.

C’est, d’un point de vue plus subjectif, générer la confiance du client en proposant une vision forte et différentiante qui va le rendre unique et très fortement visible. C’est localiser son offre et ses valeurs avec l’intelligence du média digital. C’est créer de la valeur d’échange entre les utilisateurs et la marque de l’annonceur.

Au niveau de l’approche méthodologique, y’en a pas ! Bon j’exagère un peu, mais c’est vrai qu’il faut être créatif pour chaque problématique proposée pour être le plus pertinent. Je n’ai pas de chiffre en tête, mais je pense qu’on va approcher la centaine d’appel d’offre traités en une année. Je profite d'ailleurs pour saluer Patrick Maruejouls qui supporte... ben plein de choses, contre vents et marées.

Donc c’est un poste de combat avancé plutôt excitant si on aime une certaine... tension, sachant que c’est de l’avant-vente, donc délais courts, pas d'équipes dédiées... Parfois des bouts de ficelles, parfois des nuits blanches, souvent des frictions. C'est la guerre quoi !

Pour en revenir aux méthodes, j’exagère quand même, il n’y a certes pas une méthode industrielle de réponse, mais une conviction forte : Le design sociétal, et plus que des sites web, des environnements relationnels.

Du coup, l’approche est simple : insuffler de la valeur à la marque pour que l’environnement relationnel proposé, de la médiatisation au dispositif d’accueil et à son exploitation, puisse diffuser des valeurs sociétales... Et avant cela, faire en sorte que l'environnemen soit fonctionnel, social, et valorisant. Bref, autant faire converger avec des convictions personnelles dans le travail tant qu’à faire !

La promesse de construire un projet pour faire de votre marque une marque mythique, parce qu’elle se positionne dans la société, et de faire de vos clients des citoyens de votre marque, ça le fait non ?

Bon, aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué, car Nextedia a pris une orientation plus verticale au niveau de ses expertises. Certes, on peut toujours faire de l’integrated communications planning en douce, mais c’est plus simple quand tout le monde est raccord...

Voilà voilà, ça fait plaisir de revenir un peu dans la blogosphère. Plein d'autres projets en tête qui vont venir.

expérience utilisateur : écosystème à dépressions ?

Experience_utilisateur
Contrairement aux petits commerces que l’on tente d’implanter dans les villages comme une greffe pour réinjecter de la vie sociale, l’écosystème lié à l’e-commerce (et au commerce tout court...) est un écosystème à dépressions.

Hors du champs de perception explicite de l’utilisateur, le parcours utilisateur l’amène insidieusement vers le tunnel d’acquisition. Même aguerri, notre utilisateur en évitant un premier parcours dépressif, ne fait que pénétrer dans un champs de mine. Charybde, Scylla et toute la famille en prime !

Depression

Faut-il parler de déontologie ?

Mon travail est de concevoir des dépressions le plus subtiles. Les tactiques sont nombreuses et elles ont des noms beaucoup moins mythologiques :

  • Relation win-win
  • Environnement communautaire
  • Progression de statut
  • Démocratie beta
  • Autocratie power-user
  • Attraction quali. / quanti.
  • Événement VIP

... et bien d’autres à inventer encore.

Fabriquer, adapter des expériences utilisateurs spécifiques aux marques, aux produits... faire des écosystèmes de plus en plus subtils. De plus en plus intelligents. La position est nécessairement ambivalente entre l’invention de nouveaux usages et la promotion simple des produits et services des marques.

À former des ressources créatives à de telles pratiques de guerilla, à quoi cela va déboucher quand elle se rendront compte que ce savoir-faire est transposable dans la vraie vie ?

J’adore trouver des solutions subtiles, installer de l’innovation collaborative au sein des entreprises dans lesquelles j’interviens. Réinscrire les actions opérationnelles dans une vision plus large et sociétale. Mais pour aller où ? Je me console en me disant que Léonard de Vinci dessinait des machines de guerre...

Quelle est votre propre position ?

Navigation Html / Thématique / Cloud tag

Tags

Une métaphore pour représenter les trois types de navigation aujourd'hui. Navigation par lien HTML, navigation thématique et navigation par cloud tag.

Bon. Je me demande un peu pourquoi je prend du temps à représenter trois mode de navigation que tout le monde connaît et utilise. Je vais voir avec mon fils. S'il se moque de moi, je supprime ce billet...

Faut que je trouve une histoire de monstre pour l'intéresser...

Dive_tag
Première épreuve. Le héros ne "voit" que les monstres (unité d'information) qui sont relié en HTML (on va remplacer par fil d'ariane, le lasso spatial super magique ou un truc comme ça).

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Seconde épreuve. La pêche au monstre. Un thème fédérateur lui ouvre vers une grappe d'information. C'est comme la pêche surprise. Il faut trouver la bonne bouée (la bonne formulation du mot clé)

Cloud_tag

Troisième épreuve. Prendre de la hauteur pour obtenir une vision d'ensemble. Plus il y a de tension dans les bouées, plus les filets sont chargés.

L'histoire est un peu simpliste, mais les archétypes des bases de navigations actuels sont là. Je suis qu'il me trouvera d'autres idées pour pécher le contenu des océans de données...

Vers une signalétique créative

Signaletique_creative
J’avais présenté (très rapidement !) l’idée d’une signalétique créative pour les ressources créatives lors de ma conférence pour les designers interactifs. Prenons le temps de développer cela un peu plus sereinement !

Les arts martiaux ont des Kyus et les Dans, et autre codification qui permettent de situer, au moins sur un plan technique, la maîtrise de son art. Les adversaires en présence peuvent dialoguer librement, improviser en toute conscience avec le même niveau de compréhension.
Il existe également des Dans au jeu de go. Deux joueurs de niveaux très différents peuvent jouer ensemble avec un système d’handicap : Une dimension pédagogique constante salutaire pour la progression de tous.
Qu’en est-il des ressources créatives ? Il y a bien les références, les réalisations qui démontrent par l’exemple l’expertise et le savoir faire. Malgré tout, aujourd’hui le domaine de la communication et des technologies se ramifie et de nombreux métiers se spécialisent à outrance. (Il y a de l’espoir, je n’ai encore jamais rencontré d’ergonome spécialiste en bouton carré uniquement situé en open-window !)

1. Pour quels bénéfices ?

Je propose un modèle de signalétique créative pour plusieurs bénéfices :

Pour les ressources créatives elles-mêmes

  • s’évaluer objectivement et constater les possibles progressions de son expertise
  • identifier des expertises complémentaires à la sienne pour faire des synergies
  • évaluer les bénéfices des chaque projet, chaque mission dans son parcours
  • évaluer les bénéfices d’une formation technique complémentaire
  • clarifier auprès des annonceurs et des agences ses points forts
  • ...

Pour les clients finaux spécifiquement

  • éduquer et sensibiliser les clients et rationaliser la perception des ressources créatives
  • rationaliser la formulation de sa stratégie de communication
  • identifier rapidement la ressource créative nécessaire
  • faire un pont au dessus l’abîme d’incompréhension mutuel entre le «business» et la «création»


La mise en place d’une signalétique ne doit pas se faire au détriment du dialogue et d’une évolution impossible de son expertise. Au contraire. Le code de la route peut paraître contraignant au quotidien, mais imaginons les routes sans celui-ci...

2. Comment faire ?

Rassurez-vous, je n’envisage pas que les ressources créatives se baladent en kimono, bardés de ceintures multicolore... (quoi que parfois, je souhaiterais rencontrer certains sur un tatami...)

Je me suis basé sur la métaphore du prisme de lumière : une énergie en entrée est transformée en sortie après le passage dans le prisme. Il y a transformation de l’information. Mais que se passe-t-il en amont et en aval du prisme ?

En amont, un diaphragme, comme en photographie, qui qualifie la quantité de lumière qui va toucher le prisme : une lumière globale ou une lumière pointue, spécifique ?

En aval, l’objet qui va être révélé, éclairé : l’objet lui-même, sa périphérie, son entourage ou la totalité ?

En synthèse, et en nous rapprochons des ressources créatives, cela donne ce modèle suivant : les écrans qui suivent sont des captures des slides de la conférence.

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Les différentes qualités du diaphragme, de la plus grande ouverture, à la plus petite

  1. Supervise et gère une stratégie de communication globale pour le développement de l’entreprise
  2. Conçoit et gère une campagne de communication globale d’un produit
  3. Conçoit et gère des guidelines, chartes multicanales.
  4. Conçoit et gère des supports de communication, par média
  5. Réalise et produit de manière opérationnelle et appliquée

Nouveauxusages_nouveauxcitoyens023

Les différentes qualités du prisme, comme levier de transformation

  1. Trois faces du prisme : information, perception, structure.
  2. Trois étages : direction de projet, consulting, expertise technique
  3. Donc dans cet espace on peut situer à peu près tout le monde : Co (directeur commercial) Dp (directeur de projet) Cf (consultant fonctionnel) Cp (chef de projet) Wr (rédacteur) Dc (direction de création) Er (ergonome) It (intégrateur) Ai (architecte d’information) De (développeur) Gr (graphiste) Fl (flasheur)….

Les différentes qualités de la cible, la c’est du grand classique.

  1. Communication interne
  2. Communication communautaire
  3. Communication produit
  4. Communication institutionnelle

Et voilà ma signalétique à moi :

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Vous trouverez sur téléchargement sous_cul.ai.zip , le fichier AI. de l'illustration d'introduction si vous voulez faire vous-même votre signalétique. Postez le moi ou mettez un lien en commentaire !

A bientôt sur le tatami !

Signalétique créative : deux applications

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Dans le billet précédent, j'ai présenté le modèle conceptuel d'une signalétique créative. Dans le cadre des cours de design d'information + design visuel que je donne à l'école Intuit Lab, nous avons décliné ce concept en outils opérationnels. Présentation de deux orientations très différentes...

Approche institutionnelle / outils de production
par Thanh Le ( L'affiche d'introcution est de lui également)

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Donc une approche plutôt savante de la problématique de signalétique créative, mais réalisée avec une grande clartée, sans tomber dans le formulaire de sécu. social ! On aurait envie d'avoir des tests d'auto-évaluation comme cela dans nos magazines préférés ! Ou bien avoir les réponses de nos "pointures" du design !

Une approche ludo-éducative par Paul et Edouard

Une autre approche, plus ludique, celle de Paul Monthiers et Edouard Le Scouarnec : Un véritable jeu de plateforme pour progresser dans le monde impitoyable des ressources créatives. Dans la contiuité des serious games.

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Maintenant que l'année estudiantine 2007 est terminée, bravo à mes étudiants pour leur tenacité malgré des thèmes d'études de plus en plus pointus et alambiqués ! Bonne continuation à vous !

Temps réel : Temps du désir avant le temps de l'usage

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Première visualisation qui fait suite à ce billet. Le temps réel. C'est le mode de perception “habituel” où le temps du désir précède le temps de l'usage.

Cette séquentialité offre un temps d'adaptation pour se préparer à recevoir son nouveau produit, son nouveau service. Détaillons les 4 phases d'une courbe d'intérêt naturelle :

  1. Désir, choix et sélection : Je cherche des informations, je me renseigne, je compare... J'acquière la culture du produit que je vise, l'usage normal qui en est fait.
  2. Pré-usage fantasmé : J'ai commandé mon produit, en attendant je m'impatiente, j'imagine ce que je vais faire avec, quel usage j'en ferai, qui me soit spécifique.
  3. Acquisition et usage individuel : J'ai reçu mon produit, je suis en pleine période fusionnelle... C'est à MOI !
  4. Vulgarisation de l'usage et partage : A force d'être dans mon quotidien, je ne le vois plus comme unique, je ne le range plus systématiquement dans son écrin / pochette / niche / coffre fort... pour tout dire JE PEUX MÊME LE PRËTER ! Mais je reste un gourou, un expert de ce produit. D'ailleurs j'en vante les qualités à ceux qui ne le connaissent pas.

Je n'ai pas spécifié de produit précis, mais ça marche avec beaucoup de produits et de services. Malheureusement, ça marche aussi avec des services comme Meetic, qui tend parfois vers une merchandisation de la relation. Il y a là véritablement des nouveaux usages à inventer pour se différencier plus humainement.

Ce n'est pas seulement l'émergence des biens immatériels, comme le modèle Ipod + Itunes, la VOD... qui a favorisé l'émergence du temps de la réalité virtuelle, où le temps du désir et le temps de l'usage se superposent : Je souhaite, je choisis, je commande, je consomme... dans un laps de temps si court, qu'il se résume à une quasi instantanéité.

Ce rythme soutenu a été initié bien avant :

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Visualisé comme cela, il y a nécessairement des questions de fond à se poser pour les métiers du marketing et de la communication... (J'ai représenté trois soeurs à chignons qui déroulent le fil de votre vie de consommateur... j'espère que vous apprécierez le clin d'œil !)

Avec le bruit de l'ensemble des marques qui bourdonnent autour du consommateur, on va friser la tachycardie émotionnelle !

Tachy

Bien que je n'ai visualisé que le temps du réel, on pressent bien que le temps de la réalité augmentée n'est pas encore recommandable aujourd'hui pour l'équilibre émotionnel, s'il n'y a pas la maturité suffisante du consommateur d'information.

C'est aussi notre rôle de trouver des rythmes et des temps de communication et promotion sincères et équitables...  (Naïf et idéaliste, moi, vous trouvez ??)

Pour ma part, cela passe par la conception et la vulgarisation de nouveaux usages, l'intelligence visuelle pour partager et l'ergonomie visuelle pour mieux faire comprendre.

Et vous ?

Temps réel, temps de la réalité virtuelle et réalité augmentée

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Lors d’un déjeuné avec Benoît Drouillat, des designers interactifs, nous avons discuté de manière informelle de Second Life. Et de ce que j’en pensais comme application.

Pour résumer ma réponse, Second Life n’est pas innovant comme fin, mais comme moyen : c’est un moyen d’apprentissage de nouveaux usages liés à la réalité augmentée, comme les jeux de rôles peuvent être l’apprentissage d’une certaine réalité. Ludique, pédagogique, mais limité.

La gestion et la vie des avatars sont aujourd'hui confinées à l’interface de l’écran. Imaginons cette application avec des interfaces de réalité augmentée : Le temps des esprits est arrivé !

Poi_sel_baleine
Premier exemple d'usage :
Je suis dans un café, pas une personne de réel dans les lieux. mais en RA. plus une place disponible. La baleine à ma gauche bouche un peu mon point de vue... Je déplace le POI{Sel_sponsor} qui l’ancre dans le réel. Ça va mieux...

Second exemple d'usage :
Je me demande ce que je vais manger ? J’écris sur un POI{Forum_public} ma question. Ce POI est juste une feuille de papier réelle. Je rédige ma question : «Suggestion de menu ?». Le message est un feu de Bengale pour tout le monde connecté en RA. les réponses ne tardent pas : Les suggestions du restaurant, évidemment, mais également des guides, des photos de plats, des commentaires de personnalités, les plats qui ont été commandés de cette table...

Aujourd’hui, nous ne sommes pas prêts encore à un usage civil d’une réalité augmentée. Car la pratique de ces interfaces reste à un niveau ludique, extérieur et n'est pas encore ancrée dans des usages culturels, réflexes.

De prime abord et dans un enthousiasme débordant, j’aurais donné simplement les définitions de temps suivantes pour démontrer pourquoi nous ne sommes pas encore tout à fait prêts :

  1. Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) ≠ R. (temps du réel),
  2. Alors temps RV. (temps de la réalité virtuelle) = V.=R.
  3. Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

Tout à fait indigeste non ?

Allons à la fin de l'histoire : le temps RA. induit trop d’informations et démultiplie trop de  nouveaux archétypes aujourd’hui pour notre capacité à digérer et comprendre les implications d’interactions assimilables sans perte d’équilibre et de cohérence. Ce n'est plus une question de limite technique. (ARRGH !)

Évidemment, c’est un peu indigeste dit comme ça ! ... décortiquons avec force détails et pédagogie les trois temps. Donc, prochain  billet : le temps du réel.

PS / Vous aurez reconnu, dans la photo d'introduction, la fameuse scène Ikea tiré du film "Fight Club" où E. Norton déambule dans son appartement-catalogue Ikea... Cette séquence va être culte à l'âge de la réalité augmentée. Comme Tron l'a été à son époque...

PPS / POI, signifie Point Of Interest. C'est du jargon des GPS... dans les exemples donnés, le POI n'est pas fixé à des coordonnées GPS mais à des supports objets de RA.

Les futurs défis à relever par les designers, une conférence

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Quand Benoît Drouillat, de l'essentielle et incontournable association «designers interactifs» m'a proposé de faire une intervention, j'ai été très emballé !

Nous sommes tous des joueurs de go. Chaque mission, chaque travail que nous effectuons s'inscrit sur un immense goban (plateau du jeu de go) qui, peu à peu, de manière quasi organique, définit nos territoires d'expressions. Les différentes pierres que vous inscrivez s'interconnectent et des schémas intelligents s'en dégagent.

Plus concrètement, le sommaire de la présentation. «Les futurs défis à relever par les designers». La présentation s'articulera en trois temps :

  1. L'état des lieux : L'art du management des ressources créatives. Faire le bilan des écosystèmes qui abritent les créatifs culturels et les faiseurs de sens.
  2. Mise en culture : Classification et signalétique transverse. Concevoir une signalétique comme levier de changement et de croissance.
  3. Émergences : De l'âge du mythe à l'âge des coutumes. Analyse de la mutation des territoires de marque. Les acteurs nécessaires à la mutation, les métiers de transitions, les nouveaux leviers, les nouvelles citoyennetés...

Chaque  temps se divisera lui-même en trois mouvements :

  1. Intelligence visuelle : Visualisation, identification des schémas, reengineering des usages. Rencontre et intuitions
  2. Laboratoire et pédagogie : Application sociale et simulation en cas d'études. Mise à l'épreuve et pédagogie
  3. Ergonomie visuelle : Application commerciale. Application commerciale et sociétale

Donc, un peu de recul ce soir : L'innovation et la créativité sont de formidables leviers de changements sociétaux et économiques... Mais pour aller où ?

Voilà voilà.  Venez nombreux !

 

Pour les infos pratiques c'est ici et ça se passera là  : Jeudi 5 avril 2007, 19h30 → 22h00, Parsons Paris, 14 rue Letellier, 75015 Paris

PS : Il y aura aussi le notoire Fred Cavazza. Pour tout vous dire, j'ai l'impression le guest et de faire la première partie d'un concert d'une star !...

Le DRH est mort ! Vive les DRI et les DRU !

Canal_com

Ok c'est raccoleur, et Ok, si un DRH me lit, je suis grillé !

Dans la représentation de l'entreprise, focalisé sur les services (sinon, il n'aurait pas une aussi grosse tête !) nous découvrons l'existence d'un nouveau canal transversal, interne et externe.

Le reste des l'organisation organique étant plutôt classique, explorons ensemble ce mystérieux canal et ses différentes connexions :

  • C.C. : Customer Care. C'est LE nouvel organe ! c'est notre DRU : Directeur des Ressources Utilisateurs ! Né des émergences des services betas, des powers users et des retours d'expériences des utilisateurs conventionnels, il fallait bien un responsable de toutes ces personnes qui contribuent au succès de l'entreprise. Et oui, et même si elle ne sont pas payées ! Les partenaires sont toujours une zone floue entre le DRU et le DRI.
  • R.H. : Les ressources humaines existent toujours ! Il s'agit de la Direction des Ressources Internes, tampon entre la Direction des Ressources Utilisateurs et la communication institutionnelle.
  • COM. : Bon, ben là elle ne change pas trop. Sauf qu'elle perd un peu de sa substance et ne fait que filtrer les informations pour les formaliser de manière institutionnelle et financière...
  • MKTG. : Connecté directement à la voix de l'entreprise, aux messages qu'elle délivre... Elle est modérée par :
  • VENTE : Les forces de ventes en accord avec le marketing pour construire les gammes des produits et de services. Module donc le souffle puissant du marketing !
  • E-SERVICES : Un autre nouvel organe dans notre entreprise ! Autre spin-off avec le DRU, c'est le générateur de prototypes de services qui ne seront ouverts qu'a des happy-fews, les power-user, donc très près de la recherche et du développement. C'est l'organe opérationnel de la DRU.

Nous sommes bien en présence d'un système ORL vital pour l'entreprise de service d'aujourd'hui ! Y'a-t-il des DRU ou des CRU (Consultant en Ressources Utilisateurs) en puissance dans l'audience ?

PDG ! Connectez votre appareil ORL pour avoir une voix puissante parmis vos concurrents et vos clients !

Ce billet s’appuie sur des billets précédents sur la communication sphérique et la marque carrefour.

L’art du management de ressources créatives

Creative_management

La gestion des ressources créatives est perçue comme un véritable casse-tête. Bon, il faut dire que le turn-over culturellement élevé de cette population n’aide pas à établir des stratégies d’accompagnement pérenne…

Quel écosystème offrir aux précieuses ressources créatives des entreprises pour qu’elle s’épanouissent pleinement ? (tout en rapportant beaucoup d’idées, de sens, donc d’argent…)

Synergie individuelle: les pieds dans la terre, la tête dans le ciel

GiraffeNe nous attardons pas sur les motivations internes, qu’elles soient sociales et culturelles comme personnelles, elles sont justement de l’ordre de l’intime. Mais on prendra bien soin de s’assurer de l’ancrage pour permettre un développement durable et harmonieux.

Ce n’est pas un secret, dans un secteur où l’expertise technique importe moins que la création de sens et de valeur, il ne peut pas y avoir de ressources créatives mal ancrée. Donc, même cela dépasse le cadre professionnel pur, il faut favoriser l’assimilation culturelle constante, par intraveineuse s’il le faut !

Entendons nous bien. La culture n’est que le médium. Les ressources créatives doivent s’entraîner à lire, manipuler, amplifier, affiner le sens des choses et plus exactement, la perception des choses.

On le voit dans notre jardin. Il ne suffit pas d’avoir de la culture et une expertise métier. À ce stade, ce n’est que la somme des deux : on produit des choses. On produit du contenu. Et c’est déjà beaucoup. C’est quand il y a synergie que le sens apparaît. Que la ressource devienne créatrice de sens.

Elle à la possibilité alors d’aboutir à une réalisation personnelle, à une expérience sociétale.

Synergie de groupe : convergence et divergence

Alors, convergence ou divergence dans la gestion du groupe de ressources créatives ? Les deux, bien entendu !

La convergence facilite la montée en compétence et la divergence l’émergence de nouvelles directions de création. C’est cette gymnastique qui n’est pas évidente dans la gestion de ressources classiques.

Attention donc à ne pas vous scléroser en singeant, même de manière très créative, des structures de production pyramidale classique... 

Moi(s) / Identités : travaux pratiques d’étudiants

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Extrait du sujet n°00, faisant suite au texte d'introduction de mon cours de communication visuelle à Intuit-Lab

Papiers d’identité ! Nous existons au travers de nombreuses identités. Un aspect de notre métier est de créer des identités d’entreprise, de produire des langages, des signes pour ces identités.

Pour les aider à se développer, pour changer de territoire, comme un nouveau visa, quelle que soit leur finalité, ce sont des outils, des consommables. Il y a nécessairement moins de précieux dans l’approche, moins d’artisanal, mais une recherche efficace. Il faut produire vite et bien. Il faut créer les outils avec force et individualité.

Mille façons de communiquer sont disponibles aujourd’hui. Librement. Ce qui devient précieux, ce qui a de la valeur, c’est votre manière d’arranger et de lier les outils, votre individualité.

Pour commencer un voyage, nous avons besoin d’un visa, d’une identité, de moyen, d’un langage.


Jeans_bd

Dans cet exercice, vous devez fournir trois livrables : un avatar, une feuille de style, un gabarit de production.

  • Un avatar : Une représentation de votre identité. Plusieurs sources d’inspirations sont disponibles, plusieurs traitements visuels possibles : On regardera avec intérêt ce qui se réalise aujourd’hui sur les jeux massivement en ligne, les chats et les téléphones, ce sont les avatars d’aujourd’hui. Les sources d’inspiration ethniques ont toujours fasciné. Les masques et les statuettes du continent noir, les tikis, les moais de l’Océanie et les serpents rêve d’Australie. Plus mode, plus près de nous, on se souviendra des poupées de chiffons de Lacroix, ou de la revisite du nounours par Starck.
  • Une feuille de style, une  carte d’identité : Avec l’avatar, vous allez définir vos valeurs. Avec la carte d’identité visuelle, ce sont vos signes que vous devez figurer. Signes, typographies, couleurs, valeurs, symboles, sources d’inspirations… Quel est votre vocabulaire d’aujourd’hui. Cette carte, c’est sur un simple format A4 très bureautique, une soupe concentrée des moyens de votre créativité.
  • Un gabarit de production : Suivant notre logique linguistique... Nous avons vu le sujet avec l’avatar, le vocabulaire avec la carte d’identité, il nous reste... la grammaire ! La présentation d’une création est toujours une phase délicate. Vous produisez quelque chose de cohérent, disons que les choses semblent pour vous absolument cohérentes et pertinentes. Mais voilà, par manque de temps, par excès d’empathie aussi certainement, le message n’est pas clair sans vous. Les livrables de productions doivent présenter au minimum une description objective de la création proposée. L’idéal est d’avoir une approche plus pédagogique, éducative, pour partager votre expertise et surtout pour montrer les étapes franchies lors de la conception de la solution. L’adoption de votre projet n’en serra que facilité. Une déclinaison sur plusieurs typologies de livrables est plus facile à apprécier.
     

(...)

En illustration de cet article, des "avatars" d'étudiants, dont je ne pourrais malheureusement pas vous donner les prénoms, je suis un peu brouillon dans mes archives numériques. Les étudiants qui se reconnaîtrons pourrons se créditer dans les commentaires !!

Magneton

Un workshop toujours intéressant, surtout en premier sujet, car il permet de faire un point, entre le rôle du designer : Artisan ou artiste ? Pour complément d'information, voici les critères de sanction de ce sujet :

A propos du sujet. Les prérequis pour réaliser l’exercice est évidemment une maîtrise des outils de formalisation et une culture visuelle. Tout choix de signe devant être pertinent.

  • Les critères d’évaluation : L’exercice ne sera pas sanctionné à proprement dit. Il devrait toutefois être fait avec la plus grande sincérité et la plus grande rigueur : C’est le noyau dur sur lequel vous vous appuierez tout au long des autres problématiques proposées.

    La conception des gabarits vous évitera des déconvenues dues à un manque de temps en phase de production. Il va sans dire qu’elle pourra être améliorée, adaptée pour être d’avantage pertinent aux thèmes de livraisons demandées.

    L’intelligence du système sera un critère essentiel d’appréciation.
  • Raisons pédagogiques : Sensibiliser à la distinction qui existe entre la personne en tant qu’individu unique et l’expertise, le savoir-faire, qui sont deux choses séparées. Beaucoup de communicant n’arrive ou ne veulent pas faire cette distinction.

    Cela n’est pas gênant, dans la mesure où la position est volontaire et consciente.

    La communication est une prestation de service pour un client donné et doit servir ses objectifs avant tout. Il est donc essentiel de les comprendre d’abord, ou de les repositionner avant toute réalisation.
  • Les bénéfices attendus : Pour la conception des gabarits, construire des solutions visuelles avec plus de pertinence.

    Avoir une cohérence d’ensemble tout au long des exercices réalisés.

    Pour l’avatar, faciliter la compréhension et la lecture des projets de chacun.

    Flairer la distinction floue parfois entre une démarche d’artisan et d’artiste.

    Vous vous pénaliserez vous-même, ultérieurement  en n’ayant pas les gabarits de production adéquat.

(...)
Floconcocoon
Malgré leurs mauvaises habitudes de travailler "à plat" sur leurs écrans, les productions étaient très créatives et très variées. Malgré certaine tentative pour me corrompre avec des rendus gastronomiques :
Gatoangelot
Ou alors, dans une démarche plus conceptuelle : un post-neo-surréaliste-super-surfait-mais-allez-je-le-fais...
Fou

Identité, entités, marques et étudiants

Voodoo_smiley
Texte d'introduction pour mes étudiants en communication visuelle. Introduction avant le premier sujet : Un travail sur sa propre identité...

« Avec un certain recul, nous pouvons dire que la communication visuelle était aveugle. pour être plus exacte, sa vision était décalée dans le temps, comme une étoile lointaine : sa couleur réelle ne nous parvient qu’avec un certain bégaiement lumineux...»

« Les nouvelles technologies ont apportées de nouvelles façons de communiquer et d’être entendu. L’émission et la réception de chaque support de communication sont tracées et mesurées. Avec une exactitude scientifique l’écho du message auprès de ces récepteurs est seconde après seconde, clic après clic, est entendu.

Cela affecte aussi les médias traditionnels : tous vous obligent à faire une immersion numérique, et là, votre apnée dans la marque est mesurée, notifiée, encouragée et rétribuée.

C’est aussi une nouvelle humilité à avoir, car de nouveaux acteurs s’expriment et s’affirment dans tous les médias, encore maladroits dans le fond et la forme mais extrêmement efficaces dans la portée du message.

Par ces évolutions, les communicants d’aujourd’hui sont condamnés à une nouvelle définition de leur métier. Ils doivent être les architectes des espaces d’expressions des marques.

Nous allons aborder la communication visuelle sous l’angle du design d’information et du design visuel : Les outils de communications aujourd’hui, doivent plus que représenter. Ils doivent informer, éduquer et bien sûr porter du sens. C’est ce qui fait leur véritable beauté, leur efficacité.

Vous serez à amené à définir des espaces d'expressions de marques, relayés par tous les médias à votre disposition. Serez-vous de futurs architectes de marques prêt à tracer les territoires des citoyens-consommateurs ?

Bonne rentrée à tous ! »

La marque carrefour...

Lquid_brand
Le logo institutionnel tel que nous le connaissons n’existe plus ! le logo même de l’entreprise est devenu un attribut, un produit de consommation comme un autre au sein des autres médias et outils de l’entreprise. (ce billet est une copie de l'article écrit pour l'excellent site admirabledesign)


Mon dieu, le logo est donc devenu fonctionnel ! 

Il faut donc designer un logo suffisamment flexible pour s’adapter à un public de plus en plus nombreux, aux attentes parfois opposées. Petite liste non exhaustive de ces exigences :   


  • Beta : lancement d’un nouveau service, d’une nouvelle version (Google est un spécialiste des versions beta de ces applications. C’est un nouveau carré VIP, en plus populaire...). 

  • My : personnalisation d’un service par un individu pour ses envies (Tous les services dit web 2.0 se doivent d’avoir une partie personnalisable par l’utilisateur inscrit et identifié).
  • 
Groups : personnalisation d’un service pour un groupe donné ( Même chose que précédemment, mais pour une personne morale). 

  • Blog : appropriation par un individu et ouvert à la communauté. 

  • Communauté : appropriation par un groupe et ouvert à la communauté.   


On le voit en trame : le monologue entre la marque et sa cible est en pleine mutation. Internet et ses nouveaux usages créent des relais intermédiaires. Pour l’instant, les identités sont bricolées et rafistolées en y ajoutant du "beta" ou "my" comme un sparadrap incongru sur un logo. Designer et communicants, réagissez !   
Les nouvelles identités se doivent d’êtres plus flexibles, plus fluides. Dès leur conception, elles devront intégrer dans leurs gènes cette souplesse formelle. Dans les livrables que nous nous devons de fournir désormais pour définir l’identité de l’entreprise : le logotype, les signes de la marque et les règles de mutations de l’identité visuelle.   


Premier axe de mutation possible :
la perméabilité du logotype, sa mutabilité possible, son appropriation par ses prescripteurs comme par ses consommateurs : Est-elle imperméable, institutionnelle, figés, héraldiques ? ou doit-elle être complètement perméable, appropriable par l’individu de manière quasi totémique, pour venir enrichir son univers-référence de marques ?   
Allons plus loin dans la proposition. La tendance est la surreprésentation des valeurs, plus que de la qualité intrinsèque technique du produit. Et quand l’innovation technologique est utilisée comme élément de design management, elle n’est dans les faits qu’une valeur marchande comme une autre, puisqu’elle doit s’accorder à des impératifs de production et surtout à une maturité d’usage de son coeur de cible. 

Aujourd’hui, un produit industrialisé peut être unique.   
Dans une lecture attentive des mutations de propriétés intellectuelles, donc des propriétés d’identités, comme le copyleft, l’open-source et dans une certaine mesure, l’ouverture en beta version d’applications qui bénéficient des contributions des commmunautés, une émergence de nouveaux produits, appropriables et personnalisables par les valeurs et l’identité du consommateur. 
On en voit déjà des bourgeons, avec les designers toys, personnalisables par son acquéreur, des chaussures personnalisables par puma, les playlists d’itunes... de telles postures se multiplient, dans l’industrie, comme dans les services numériques, bien entendu, mais elle sont toujours en lien étroit avec la marque et son identité. Cela reste du simple coloriage de valeurs et d’identités.   


Revenons à la définition de l’identité visuelle de la marque, trois grandes catégories de signes identitaires se dessinent :   


  • Les fondements de la marque, immuables et protégés : c’est la conscience physique de la marque, son noyau dur inaliénable. 

  • Les signes d’intimité de la marque  : les signes intimes au sein de l’environnement de l’individu. 

  • Les signes sociaux de la marque  : entre les deux catégories d’identités précédentes pour la représentation publique de la marque -  lieu de vente, évènements, groupes.   


Si l’adaptation contextuelle de l’identité visuelle n’est pas une approche inconnue, l’adoption des valeurs de la marque par l’appropriation des produits de la marque et l’émergence de nouveaux usages, par des tiers hors l’entreprise porteuse, est une posture nouvelle.   

Made in Puma ? Made in Apple ? Made in me ! Après le design management, orienté valeurs de l’entreprise, le brand management, orienté identité de l’entreprise, le brand citizen management pour les citoyens de votre marque !   
De l’identité liquide de la marque aux produits orphelins à adopter et élever, il y a un nouveau métier à créer : brand citizen manager. En charge de :

  • La régularisation et de la gestion des citoyens de la marque qui s’approprient et enrichissent l’expérience de ses produits, 

  • Des partenariats avec les marques qui occupent les mêmes territoires identitaires pour aller au-delà du co-branding opportuniste, 

  • La création et la gestion des communautés de la marque, véritables relais sociaux des valeurs institutionnelles.   


Alors, pensez-vous que les marques que vous gérez sont prêtes à accueillir leurs citoyens ? 

Blog en gestation

Bonjour,

Vous l'avez certainement remarqué, je ne publie plus de notes depuis un certain temps déjà. Je suis en train de travailler sur une nouvelle version d'un blog, à priori en anglais.

N'hésitez pas à me contacter toutefois si vous avez des questions ou des idées compliquées à rendre évidentes pour tous !

À bientôt.

L’entreprise est un produit comme un autre

Poupees_russes_1

Cohérence et pertinence : Les promesses des agences de communication globale sont tenues. Les valeurs du porteur de projet initial se retrouvent partout. L'entreprise est devenu un produit comme un autre.

Croisement logique de l'ère de la consommation et de la consommation, l'entreprise et ses composantes sont devenus des produits comme tant d'autres. Rien de bien nouveau dit comme cela ! Mais les nouvelles formes de communications font émerger de nouveaux territoires d'expression, que de nombreuses agences de communications vont conquérir. Des agences en stratégies communautaires et buzz marketing existent déjà. A quand les agences de design spécialisées en LBO ?

Entreprise

  • Etat des lieux : Communication institutionnelle et financière
  • Nouveaux usages : Communauté informelle autour de la marque, projets citoyens de la marque

Savoir-faire

  • État des lieux : Communication RH, annonce emploi, chasseur de tête
  • Nouveaux usages : Job blogging, e-marketplace, networking social

Produits et services

  • État des lieux : Communication publicitaire et produit, packaging, miles
  • Nouveaus usages : Distribution multicanal. Pas tellement de nouveaux usages dans le produit. A part des produits comme la Xbox ou Itunes dont le hardware n'est que l'interface physique d'un produit numérique.

Valeurs

  • État des lieux : Goodies(!), culture d'entreprise(!!!)
  • Nouveaux usages : Communication virale, Affiliation sensée, Geeking...

C'est une liste très courte et très synthétique. C'est un prétexte : Je suis en train de mettre au propre une approche pour une communication holistique de l'entreprise.

Scénographie des écrans : Usage des couleurs

Espaces_couleurs
Livrable type d’une scénographie des écrans. Scénarisation des couleurs dans les différents espaces du site, lié aux valeurs de la marque, bien entendu.

Mais également, lié aux différents usages des écrans : Accueillir et positionner d’emblée le site : informer de sa spécificité : être le moins cher, le plus plébiscité etc.etc. Rassurer sur une transaction en ligne sécurisée… Autant d’usage émotionnel de la couleur pour rassurer et accompagner l’expérience de l’utilisateur sur des sites e-commerce.

Évidemment, la couleur ne suffit pas, le choix des couleurs est lié au choix de la signalétique et de l’iconographie, par usage et par valeurs.

Il ne s’agit pas de justifier les choix des univers de couleurs mais de les inscrire dans un système efficace. Après tout, si votre client aime le rose… à vous de l’inscrire dans le bon moment du site !