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octobre 2006

Scénographie des écrans : Usage des couleurs

Espaces_couleurs
Livrable type d’une scénographie des écrans. Scénarisation des couleurs dans les différents espaces du site, lié aux valeurs de la marque, bien entendu.

Mais également, lié aux différents usages des écrans : Accueillir et positionner d’emblée le site : informer de sa spécificité : être le moins cher, le plus plébiscité etc.etc. Rassurer sur une transaction en ligne sécurisée… Autant d’usage émotionnel de la couleur pour rassurer et accompagner l’expérience de l’utilisateur sur des sites e-commerce.

Évidemment, la couleur ne suffit pas, le choix des couleurs est lié au choix de la signalétique et de l’iconographie, par usage et par valeurs.

Il ne s’agit pas de justifier les choix des univers de couleurs mais de les inscrire dans un système efficace. Après tout, si votre client aime le rose… à vous de l’inscrire dans le bon moment du site !

Triple Yin-Yang : Form Follows Fonction

Triple_yinyang_1


Un peu racoleur comme titre, je dois bien l'avouer. Ma représentation de la synergie du design de l'information et du design visuel dans la conception et réalisation de services numériques.

Dans le parcours de l’écran blanc à la réalisation de l’interface d’un service numérique, il y a une synergie, une dynamique nécessaire entre le design d’information (Ergonomie, système de navigation, gestion de contenu, structure de l’information etc. etc.) et le design visuel (Expression de la marque, expression du marché du produit, expression incentive).

Jusqu’à là, rien de spécial ?

Pourquoi avons-nous toujours des interfaces « intelligentes, mais moches » ou « belles, mais c…e »… Je sais par expérience que la majorité des informaticiens scientistes sont des geeks profonds. Et oui, effectivement, je caricature.

Penchons-nous sur la genèse des écrans. Ma proposition : Une synergie constante entre le design d’information et le design visuel, à chaque échelle d’intervention de l’interface. Détail des échelles d’intervention :

  • Echelle globale. La synergie se fait au niveau de l’expression de la marque : il faut créer un environnement structurel et visuel qui identifie le marché ( Discounter, par exemple) et dans le même temps spécifier ce marché par la marque. (Discounter, mais de qualité…)
  • Echelle régionale. En héritant des caractères globaux, l’expression peut être spécifié en sein des gammes : même sous une même enseigne, des réfrigérateurs ne se vendent pas comme des téléphones.
  • Echelle locale. En héritant des caractères globaux et régionaux, l’expression peut être spécifiée de manière unique, pour promouvoir et mettre en scène.

Oui, militons pour des interfaces belles ET intelligentes !

Actuellement, le fonctionnement est cloisonné chez beaucoup de concepteurs de services numériques : Hop, on fait les grilles fonctionnelles (story-board, zoning, qu’importe le nom) et hop, le design visuel vient colorier les grilles. Oui bien sûr, ça pourra fonctionner… en étant intelligent et moche.

EDIT :
Oui, évidemment, je pratique ce que je prône ! Vous pouvez me contacter pour des études de cas. Je ne prends pas le temps de les scénariser pour les mettre en ligne...  VOTONS POUR DES INTERFACES BELLES ET INTELLIGENTES.

EDIT 2 : Le texte institutionnel du schéma, tel que je l'incorpore en proposition de mission d'ergonomie visuelle. « Préparer le terrain de l’expérience utilisateur fructueuse »

Dans un grand magasin, que vous vous trouviez dans le rayon bricolage et jardinage, ou dans le rayon lingerie féminine, vous n’êtes pas perdu. Si le magasin est bien conçu, et aujourd’hui la moindre grande surface marchande maîtrise son design d’information, les choses sont évidentes :

D’une part, la signalétique de sécurité du magasin, celle qui est transversale est normalisée. Pour pouvoir être lisible, elle n’est pas placée au milieu des marchandises : elle est généralement située un peu plus haut. Son expression visuelle est universelle.

De manière intermédiaire, les rayons et sections sont habillés aux couleurs du magasin, mais consensuels tout de même pour être lisibles dans n’importe quelle thématiques, de l’espace bébé à l’espace cuisine.

D’autre part, la communication produit et l’animation promotionnelle, sont explicitement scénarisés aux couleurs des marchandises pour garantir une attractivité maximum : palette de couleur, texture, choix typographiques, messages véhiculés.

Ce qui nous permet de passer avec habilité et sans nous perdre, sauf de manière volontaire, entre le rayon bricolage et le rayon lingerie.

C’est la même évidence et le même bon sens que nous appliquons à la conception de la géographie visuelle des écrans. Une navigation globale, qui ne bouge pas, enracinée sur une région de l’écran invariable ; des fonctions de navigation ou d’aide, entre autres, sur lesquelles nous devons pouvoir compter, comme les panneaux « sortie, information…et caisses » de nos bons vieux magasins réels.

Cela posé, nous pouvons enrichir, à l’aide de modules promotionnels et didactiques les zones dédiées et rattachées aux contenus spécifiques, pour enrichir toujours plus l’expérience de l’utilisateur et créer des évènements pertinents pour chaque produit.

Une certaine conception orientée utilisateur

Pyramide_prod
"Quelle différence y a-t-il entre une conception d'un service numérique classique et une conception dite orientée utilisateur ?" On m'a posé cette question de façon tout à fait ingénue...

Avant de commencer, la question biaisée : j'aurais envie de répondre que toute conception est orientée utilisateur puisque, à priori, un service numérique est par nature destiné à des utilisateurs.

C'est juste la cambrure de la courbe d'apprentissage de l'application qui change, entre une application optimisée utilisateur. Ce qui n'est pas dramatique pour un marché captif et exclusif  le devient subitement pour un marché concurrentiel.

L'existant : Hic !

Penchons nous sur l’approche classique de conception d'un service numérique. Les processus sont connus. On ne vous a certainement pas présenté le processus de conception de cette manière-là, en figure 1 mais plutôt la version idéalisée, en figure 2. Vu comme ça, c’est tellement plus sexy, mais beaucoup moins réaliste ! En étant moins caustique, c'est la vision conceptuelle du processus, tel que je l'ai déjà modélisé ici. Les choix et les options, au fur et à mesure de projet, deviennent de moins en moins nombreuses.

Schema_pub
Revenons à la figure 1. Pourquoi une fontaine de champagne ? Parce qu’il y a une très forte interdépendance des compétences, parce que, tant que les coupes ne sont pas pleines, la mise en route du service ne peut pas commencer, donc la commercialisation et le lancement de la notoriété du service est d’autant décalé.

Deux inerties sont également illustrées ici :

  1. Faire intervenir des utilisateurs (en rouge) sur certains aspects du processus ne suffit pas, car le processus pyramidal est finalement hermétique et donc pas de synergie
  2. Pareillement, dans chaque coupe, c’est se retrouver comme un saumon à remonter un cours cloisonné : c’est impossible. Toujours pas de synergie.

Vers une conception orientée utilisateurs : l'implication de l'utilisateur tout au long du processus. Figure 3.
Conception_utilisateur
La frontière entre les concepteurs et les consommateurs est devenue floue ( voir également l'article sur la communication spatiale ). L'intervention du consommateur très en amont offre l'avantage d'amorcer très tôt la notoriété du service. Il n'y a plus vraiment de communication et de promotion du service à faire, car celle ci est faite tout au long de la conception du service par les happy-fews.

Au lancement du service, il y a déjà un public acquis. Dois-je vous citer toutes les applications "beta" qui fleurissent sur le net ?

C'est plus une conception en co-design qu'une conception orientée utilisateur. Je n'ai pas pris le temps de détailler chaque étape du processus. Si vous êtes intéressé, contactez-moi !

Communication spatiale versus par secteur

Axis_word
Développement suite à la bête à 3 nets. Développement de la communication géographique, sphérique, conséquence de l'impact des nouvelles technologies de l'information sur la communication traditionnelle par secteur.

Explications et développement en image.

Bon, la visualisation est plutôt teintée et caricaturale, mais, comme toute visualisation créative, elle s'appuie sur un archétype pour le fil rouge et ensuite développer des pistes d'explorations plus innovantes. Essayons donc de voir par delà le bien et le mal.

En schématisant la visualisation, nous obtenons cela, un terrain propice pour une communication axiale, spécialisée par secteur et finalement cloisonnée et malheureusement structurante pour l'entreprise.
Schema_axes

Sur les quatre axes, nous avons respectivement la communication institutionnelle et investisseur, la communication du produit, la communication RH - interne et enfin la communication opérationnelle.

Voyons maintenant l'impact des nouvelles technologies. Le rapprochement "géographique" le plus visible aujourd'hui, entre l'émetteur et le récepteur est certainement sur l'axe de la communication du produit, grâce notamment au application en "beta", au blog professionnels et d'entreprises et aux communautés de marque.

Nous avons vu à vu précédemment (écosystème d'une communication notamment) de nouveaux relais émerger et s'affirmer comme incontournables. La nature a horreur du vide.

Schema_sphere

L'apparition de nouveaux médias créent également de nouveaux profils dans notre petit monde :

  • Les beta-testeurs. Power-users, issus généralement des sites communautaires, participent activement à l'élaboration du produit, à sa mise au point et surtout son évangélisation. J'ai repris le teme de «beta-testeur» terme qui se réfère généralement au monde informatique. Mais, même s'il n'est pas répandu, le concept est déjà adopté pour certain produits physiques. ( J'y reviendrais dans un autre article )
  • Les producteurs. Donc, des gens qui produisent ! L'exemple le plus évident est celui des communautés open-source, qui, sans même faire partie d'une structure spécifique peuvent intervenir dans la maturité et la mise au point d'un service numérique.

Com_spherique

Ouverture

On voit se dessiner l'application d'une nouvelle communication. Plus "sphérique". Basée sur le barycentre du ou des porteurs deBarycentre projet de l'entreprise, donc mobile et flexible, contrairement à un centre géométrique. Les deux sont évidemment compatibles et complémentaires : C'est justement le rôle du porteur de projet, dans la communication sphérique, qui explore et agrandit le territoire physique.

Les liens avec les intranet / extranet / et internet se dessinent, de même  les notions de broadcasting, narrowcasting et pointcasting évoqué dans cet article.

Nous avons plusieurs exemples de changement de barycentre dans une communication spatiale :

Loic Lemeur, qui est le porteur de projet de l'entreprise six apart : Son blog et son poids dans la blogosphère en fait la meilleure vitrine. D'autres exemples pullulent sur le web en version beta, ou chaque utilisateur - testeur est invité à participer au projet par ses remarques pertinentes au sein d'un blog ou d'une communauté.

Il y a donc de nouvelles émergences pour une communication orientée utilisateur, faisant fi des clivages et des cloisonnements liés à l'hermétisme de la communication traditionnelle par secteur.

Exemples et applications à venir ! Mais si vous avez des idées, n'hésitez pas !!

Quel poids faites vous ? épisode 2

Occupation
Suite de ce billet. Michel Leblanc dans sa citation, tout comme d'autres contributeurs,  s'étonnent du peu d'influences sur les entreprises dans le dessin. Petite explication de dessin en guise de réponse. Parole aux entreprises...

J’ai légendé les entreprises comme personnes morales. Je reste persuadé que les communautés ont une influence notable sur la communication du produit de l'entreprise, mais pas sur l'entreprise elle-même. Christian Aubry, dans son commentaire, cite l'exemple de Nokia. Malgré tout, quelle que soit l'influence de la blogosphère, Nokia ne changera pas son essence : Elle continuera à fabriquer des appareils communicants… Par contre, elle changera certainement sa façon de vendre ses téléphones.

Mais il est évident que les entreprises ont des intérêts à être acteurs actifs de la blogosphère et des outils communautaires en général.

Dans la première figure J'ai représenté une stratégie d'occupation par une entreprise. Juste avant de créer un espace dédié, une petite bulle qui créé un buzz dans les différents dermes pour préparer le terrain, et juste après, une éruption de la communication de la marque qui alimente en contenu directement qui un blog, un forum, bref, une expression communautaire : Et hop, la marque à une présence dense et une influence dans la blogosphère qui attire le chaland... ( le premier exemple qui me vient à l'esprit, c'est evidement Loïc Lemeur et son blog)

Conquete
Deuxième stratégie communautaire, la conquête ! Dans la figure numéro 2, une entreprise créée une dépression plus importante juste à côté d'un espace communautaire concurrent... Et par effet de gravité (plus de nouveautés, plus de contenu, plus de médias...), attire sur elle les membres de ce dernier. ( Souvenez-vous des batailles de webmail gratuit... Les réseaux sociaux professionnels sont également en pleine guerre : Les blogueurs affichent souvent de multiples identités )

Pureplyer
Troisième stratégie d'entreprise, un pure-player de services internet. N'ayant pas de produits physiques sur lequel s'appuyer, ses matériaux se situe aux seins des communautés. Se diversifier est la meilleure garantie de survie, les communautés étant un matériau "fluide". En surface, elle occupe, mine de rien un terrain de plus en plus vaste. Clairement, j'avais en tête Google avec ses services comme writely, calendar et spreadsheet qui formeront tôt ou tard un tout...

Vous avez certainement des exemples pour chaque stratégie de communication communautaire ?

Qu'en pensez-vous ?

 

PS / J'utilise la visualisation créative  pour imaginer des solutions innovantes et pas uniquement comme outil pédagogique, comme vous pouvez le voir dans cet article. Nécessairement, il y a parfois des interprétations subjectives dans les dessins... qui sont autant d'occasions d'innover ! Merci pour vos commentaires !